La « Seine-Tsé-Kiang » jusqu’à Tigreville ! – Dodécaudax mars 2015

Le défi était de taille car il fallait rallier Tigreville ou Villerville (pour les partisans de l’appellation républicaine) avant 18h afin de sauter, en gare de Trouville, dans l’express de 19h12 pour Paris .  Il fut accompli « sans bandeaux sur les yeux »  mais avec quelques pertes du tracé initial…mais les plus belles batailles ne se gagnent pas sans coup d’éclat !

Pourtant, ce parcours fut tracé au cordeau avec un départ planifié à 7h pour être certain de rentrer dans les délais. Néanmoins, la perte du triple A a des effets indirects insoupçonnés ! D’une part, les DDE locales sont de plus en plus chiches pour mettre des panneaux directionnels. D’autre part, le niveau scolaire a considérablement baissé, notamment en géographie, car il est de plus en plus fréquent que les autochtones ne connaissent pas le village voisin. Enfin, le ralentissement économique, toujours lié à cette perte de Triple A, fait que je ne souhaite pas invertir dans un Garmin qui dépersonnalise l’esprit randonneur !

Trêve de plaisanteries, ce fut une randonnée cinématographique digne de la douce mélodie du film « Un singe en hiver ».

"Ca va être dantesque. On va leur repeindre, leur ciel"

« Ca va être dantesque. On va leur repeindre, leur ciel »

Les planches de Mantes-la-Jolie

Les planches de Mantes-la-Jolie

Le départ de cette randonnée fut donnée non loin de la Place d’Armes de Versailles sous un soleil radieux. Il fallait encore gagner le cours de la Seine par des villages connus. Néanmoins, à Feucherolles, un mauvais choix stratégique me conduisit à escalader inutilement une belle bosse.  Arrivé à Epône, lieu où je devais gagner la rive droite de la Seine, le pont se « déroba » pour une raison indéterminée. Je devais suivre, de fait, une longue nationale jusqu’à Mantes-la-Jolie où des planches similaires à Deauville m’accueillirent.

La 2ème partie de cette randonnée me permit de traverser le Parc Régional du Vexin français sur la rive droite de la Seine. J’ai alors emprunté la route qui sillonne à travers de magnifiques villages comme Saint-Martin-la- Garenne, Vétheuil, La Roche Guyon, et bien sûr Giverny. D’ailleurs, j’y fis ma 1ère pause de la journée, chez mes amis les Balkany, qui possèdent au sein de ce village une modeste demeure. Ils me reçurent en toute simplicité comme ils savent si bien le faire. Néanmoins,  j’y ai bu le même whisky que celui offert aux vœux municipaux de Levallois et qui plus est, servi par le même « homme de maison »….étrange sensation de déjà-vu !

Après cette courte halte, je repris ma route en direction de Gaillon en ayant au préalable traversé un village au nom paradisiaque de Pont-Mort.  La sortie de Gaillon fut ardue sur une route très fréquentée jusqu’à Louviers.  Mais au sein de cette ville, où Mendès France fut un maire émérite, nul trace de commerce ouvert afin d’acheter quelque chose pour se sustenter. A quand la mise en pratique de la loi Macron sur l’ouverture des commerces le lundi en Normandie !

La roulette scarabée in nowhere !

La roulette scarabée in nowhere !

La 3ème partie débuta à la sortie de Louviers par une longue ascension semblable à un mini-Tourmalet. Il s’ensuivit de longs kilomètres sur un plateau où quelques villages et un cinéma ambulant brisèrent la monotonie des champs.

Puis, mon B’twin et moi arrivèrent à Bec-Hellouin sous les vivats des cloches de l’Abbaye.

Puis nous entamâmes, la transhumance vers Tigreville en passant par la Vallée de la Risle, la splendide ville de Pont-Audemer du regretté Alexis Vastine, l’embouchure de la Seine et enfin Honfleur !  Ce joli port de pêche où le temps, mais aussi le Touriste de base, s’est arrêté.

Au Caberet Normand ...les bidons sont empty en semaine !

Au Caberet Normand …les bidons sont empty en semaine !

Mon excitation était à son comble de savoir que je n’étais qu’à quelques encablures de la taverne de M. Esnault. Mais Tigreville se mérite et la fermeture de la route cotîere est venue me le rappeler. Il fallut alors monter sur le plateau d’Honfleur par une route dérobée avant de goûter les embruns à proximité de Tigreville. Mon arrivée au sein de ce village fut des plus discrète mais je voulais absolument boire un calva au QG des Esquimaux. Mon désappointement fut à son paroxysme car le cabaret est ouvert uniquement le week-end ; et crime de lèse-majesté sert des fish and chips à 14€. Après un « Revival Tour in the village », je repris la route jusqu’au « Carrefour Matador » où le panneau Deauville me signifiait la fin prochaine de mon périple.

Une dernière photo sur la plage et hop direction Paris par l'express de 19h12 !

Une dernière photo sur la plage et hop direction Paris par l’express de 19h12 !

Nicolas Abdoujaparov - Dodécaudax - Janvier 2015

Nicolas Abdoujaparov – Dodécaudax – Janvier 2015

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